OU ? A AURILLAC :
Comme moi,
vous avez certainement remarqué que les flashes météo
mentionnent toujours les températures d’Aurillac,
et que le nom de cette ville apparait également chaque
fois dans le générique de la petite émission
présentant le temps autour du monde ?! Faut-il en conclure
que cette ville mérite le détour ? Je crois que
oui ! Alors pour vous en convaincre, voici une petite «
idée week-end » qui vous conduira au cœur du
Cantal.
Chef-lieu
de département, Aurillac doit son rang, dit-on, à
un hiver rigoureux qui mit fin à l’alternance de
la fonction avec Saint-Flour. Elle fut longtemps la capitale du
parapluie, et si cette industrie y est toujours présente
elle partage maintenant l’actualité économique
avec Abeil, leader des couettes et oreillers, Auriplast le plasturgiste
et de nombreuses activités, plus ou moins importantes,
évoluant dans l’informatique, les sites internet
et les services téléphoniques.
A
faire en arrivant :
Ce qui m’a frappé en faisant une première
promenade découverte de cette ville, c’est la variété
des atmosphères. Vous avez d’abord l’impression
d’être dans une station de sport d’hiver ( il
est vrai qu’il y a des stations toutes proches), puis vous
remarquez un paysage vénitien sur les bords de la Jordanne,
ensuite vous êtes surpris par un jardin digne des plus grandes
villes de France et enfin, en grimpant la côte de Reyne,
vous arrivez au château Saint-Etienne dont une partie évoque
le Palais des Papes d’Avignon.
A cette étape découvrez d’ailleurs le musée
des volcans où plus de 30 000 pièces de collection
retracent leur histoire, la faune qu’ils abritent mais aussi
comment les hommes se sont acclimatés à leur présence
et surtout à leur activité.
A
suivre, une idée « en l’air » à
faire obligatoirement :
Pour parfaire votre connaissance sur les volcans vous pouvez envisager
une petite randonnée sur leur flanc en suivant les consignes
mentionnées dans un topo guide en vente à l’office
du tourisme. L’autre solution plus spectaculaire et moins
fatigante est de réserver une promenade aérienne,
en montgolfière ou en ULM, avec l’équipe de
« Voler avec les oiseaux ». En outre, durant ces excursions
dans le ciel du Cantal, les pilotes instructeurs pourront vous
initier au pilotage, et vous donner ainsi l’envie de voler
de vos propres ailes.
.
Quoi faire ensuite ?
Après avoir vu la terre d’en haut, pénétrez
donc entre les parois abruptes des Gorges de la Jordanne. Une
voie matérialisée et sécurisée vous
conduira pour une balade somptueuse dans les brèches volcaniques.
C’est un peu sportif mais ça ne fait que 4 Km aller-retour.
Il faudra
aussi visiter :
Le village de Laroquebrou : Au départ de la place de l’église,
une petite rue grimpe jusqu’au château. Cette rue
n’est apparemment pas interdite aux voitures, mais moi je
vous la déconseille car vous aurez vraiment l’impression
de violer l’intimité des autochtones. Du Château
la vue sur la vallée est impressionnante.
Le château de Conros à Arpajon sur Cére :
Un musée d’art et de tradition dans un édifice
du XIIe siècle restauré sous la Renaissance.
Le château d’Anjony à Tournemire : Un parcours,
agrémenté de mannequins de cire du musée
Grévin, vous fera découvrir le riche intérieur
de ce donjon construit par un compagnon de Jeanne d’Arc,
et agrandi d’un important logis au XVIIIe.
Une
bonne idée.
L’office du tourisme suggère des circuits en voiture
très bien faits. L’un d’eux est une boucle
de 113 Km. Il suit au départ la vallée de la Jordanne,
passe par Polminhac et son château dont le donjon haut de
40 m est un très beau témoin de l’époque
féodale ; il rejoint ensuite Puy Mary et Salers, et revient
par Saint-Cernin où se trouve le château du Cambon,
une ancienne place forte transformée en demeure de plaisance
sous Louis XV.
Ce
qu’il faut déguster :
Le fromage de Salers, l’apéritif à base de
gentiane du même nom et la fameuse viande bovine de la même
origine ; mais aussi le Cantal fermier avec les vins d’Auvergne,
les liqueurs de gentiane et de châtaigne du liquoriste Louis
Couderc.
Des
rendez-vous à retenir :
Les marchés d’Aurillac les mercredi et samedi matin.
En mai : Le Festival « On connaît la chanson »
En Août : Le festival International de Théatre de
rue.
Un
hôtel :
Le propriétaire de cet établissement n’est
autre que le Président de la chaîne INTER-HOTEL,
alors évidemment il se doit d’être irréprochable.
Classée 3 étoiles chaque chambre a été
personnalisée avec goût. Les dernières, créées
dans un ancien pigeonnier, sont d’une déco très
tendance et de plain pied sur une jolie terrasse qui sera bientôt
ouverte sur la piscine. Le restaurant « Le Pommier d’Amour
» est lui plutôt « art déco »,
et orné de somptueuses boiseries représentant des
scènes de chasse, commandées au XIXe siècle
par le propriétaire de l’époque. L’œuvre,
réalisée pour cet amateur et mécène,
a été classée à l’inventaire
des monuments historiques en 1987.
Déjeuner, dîner ou petit déjeuner au cœur
même d’une œuvre d’art classée n’est
pas commun et cette perspective justifie à elle seule un
voyage à Aurillac.
La
salle des boiseries et le bar
Quelques
numéros de téléphones utiles :
Office du tourisme : 04.71.48.46.58.
Le musée des Volcans : 04.71.48.07.00.
Le château de Conros : 04.71.63.50.27.
Le Château d’Anjony : 04.71.47.61.67.
Le Château du Cambon : 04.71.48.34.63.
Le Grand Hôtel Saint-Pierre d’Aurillac : 04.71.48.00.24.
Voler avec les Oiseaux : Mobile : +336.82.80.47.98 Tel : 33 (0)
4.71.62.39.02