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OU ? : A MONTLUCON:

A priori il ne vous serait peut-être pas venu à l’esprit d’aller passer un week-end à Montluçon ! Et bien je vais vous faire changer d’avis car non seulement la ville va vous surprendre, mais en plus je vous ai trouvé une idée d’activité très originale.

Situé aux portes de l’Auvergne, Montluçon démarre son histoire et sa localisation à l’époque gallo romaine sur une colline qui domine la vallée du Cher.
Dès le milieu du XIXe siècle Montluçon connaît un véritable essor industriel qui lui permettra de passer de 5000 à plus de 60 000 habitants avant le milieu du XXe. En outre ce bassin d’emplois a toujours su faire face aux crises en passant des activités liées à la métallurgie aux industries de la chimie et de l’électronique. Récemment encore, la municipalité a su donner une nouvelle impulsion à son économie en consacrant une friche de 45 ha à l’accueil d’entreprises spécialisées dans les technologies de pointe.

Cette préoccupation du développement économique n’a pas empêché les diverses équipes municipales de faire de Montluçon une ville agréable où il fait bon flâner et magasiner, comme le dirait nos cousins canadiens.


De la gare au pied de la colline du château, l’avenue Marx Dormoy avec ses parkings ombragés, sera le point de départ de votre découverte du centre ville. Au pied du château, après avoir traversé le boulevard de Courtais, les rues se rétrécissent. Vous entrez alors dans la cité médiévale pour monter en pente douce vers cet édifice reconstruit par Louis II de Bourbon et ses successeurs. Actuellement ce château accueille le musée des Musiques Populaires. A l’origine ce musée présentait en exclusivité une collection unique de vielles à roue. Au fil du temps il s’est enrichi de guitares, basses électriques, accordéons et autres matériels de bal et d’enregistrement qui rappelleront à certains leur jeunesse et montrera aux autres tout le cheminement de l’évolution de la musique durant ces 150 dernières années.
Maisons à pans de bois, édifices religieux, statues, portes et autres fontaines du Moyen Age formeront l’essentiel du décor de cette partie de votre balade. De retour sur le boulevard communément appelé « Le Bitume » par les autochtones, vous pourrez alors « prendre envie de tout » ou rester indifférent face aux nombreuses boutiques de cet axe commercialement très dynamique.

L’idée vraiment originale dont je vous parlais en préambule, est on ne peut plus dans « l’air du temps » et va vous permettre d’étonner vraiment vos amis. Vous allez apprendre à réaliser des meubles et des luminaires à partir de carton. Vous allez redonner à ce matériau dit « pauvre » de vraies lettres de noblesse en créant des objets pratiques et respectueux du développement durable. Ces stages sont proposés par Marie Thivier, dans son propre atelier au 144 de l’avenue John Kennedy (04.70.03.87.14). Cette artiste, peintre et architecte d’intérieur de formation vous fera acquérir les bases du métier en moins de 15 heures. Puis, soucieuse de son efficacité, elle restera en contact avec vous, par mail ou téléphone, pour s’assurer de la pérennité de son enseignement ou vous permettre de contourner un obstacle technique.

Voici maintenant une suggestion de petite randonnée. En prenant la direction de Clermont, un petit parking sur votre gauche n’est autre que le départ d’une voie pédestre qui vous conduira jusqu'à Néris-les-Bains. En chemin, les passages de plusieurs viaducs vous offriront de très belles vues sur les paysages des Combrailles et le golf « Sainte-Agathe ». Néris est une charmante ville à l’ambiance si particulière de ces stations thermales qui ont connu un nouvel âge d’or au XIXe. Son patrimoine est assez exceptionnel, il faudra voir en outre : l’église romane, les piscines gallo-romaines, l’amphithéâtre romain, la nécropole mérovingienne, l’oppidum gaulois mais aussi le Pavillon du lac un monument en grès rose à la toiture multicolore.

Allez hop ! Pour terminer votre séjour d’une manière ludique et rafraîchissante, direction les gorges du Cher en canoë. Cette vallée assez profonde en début de parcours, s’élargie doucement en son terme et offre ainsi une variété étonnante de paysages. Un breefing, dispensé par les moniteurs de l’école de la base du moulin de Chauvière à Lavaut Sainte Anne, déterminera le point de départ de votre randonnée pour un régal à votre niveau en toute sécurité. ( 04.70.05.58.78)

Puisqu’on parle de se régaler il est temps maintenant que je vous informe de ce qu’il faut déguster en bourbonnais : Le pâté aux pommes de terre, dit "pâté bourbonnais", une dinde de Jaligny ou plus simplement un poulet bourbonnais, du bœuf charolais élevé dans le bocage bourbonnais accompagné de la moutarde de Charroux fabriquée à l’ancienne par un petit artisan de ce village au label « Plus beaux villages de France », un fromage de vache de Cérilly ou de Chambérat le tout arrosé d’un vin de Saint–Pourçain. Il vous faudra découvrir aussi « La pompe aux grattons » comme mise en bouche et « Le Piquenchâgne » comme dessert.

Une petite adresse enfin pour les amateurs de jazz et de cuisine de plaisir : Il vient de s’ouvrir dans la cité médiévale, un nouveau petit resto, « Le Bistrot ». Un peu branché et dont le décor rappelle le riche passé industriel de Montluçon, on y déguste des andouillettes, du tripous, du saucisson et des fromages du coin en écoutant de la bonne musique.

Plus chic tout en restant abordable, au cœur de la cité médiévale, le Grenier à Sel dans son écrin de verdure propose une cuisine à mi chemin entre tradition et modernité.